Méditation pleine conscience, une alternative thérapeutique préconisée

Depuis quelques années, les approches thérapeutiques non médicamenteuses connaissent un développement très marqué. Si la méditation de pleine conscience n’est pas officialisée comme traitement médical, la méthode a prouvé à de nombreuses reprises ses bienfaits sur la santé ; elle est aujourd’hui de plus en plus adoptée.

méditation pleine conscience
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La méditation de pleine conscience tire ses fondements du bouddhisme.  Elle a pour but de plonger l’individu dans un état psychologique de recentrement sur soi et sur l’instant présent. Elle permet ainsi de limiter, entre autres, les comportements d’évitements considérés comme des facteurs prépondérants de mal-être et va même jusqu’à transformer le cerveau.

Afin de vérifier les différentes suppositions émises quant aux bienfaits de la méditation de pleine conscience, des recherches cliniques ont été effectuées dans de nombreux domaines : stress, dépression, phobies, trichotillomanie, douleurs chroniques, etc ; la liste des bénéfices apportés tant sur un plan psychologique que physiologique s’est révélée être longue et variée.

Méditation et matière grise

cerveau méditation transformation
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Différentes analyses ont conclu à une modification positive du cerveau suite a des séances quotidiennes et régulières de méditation. Celle-ci influe, en effet, sur différentes zones : on pense notamment à la partie gauche de l’hippocampe et à l’amygdale.

L’hippocampe correspond à une structure située dans le lobe temporal et joue un rôle central sur la mémoire et la concentration. L’entraînement mental augmenterait la densité de matière grise dans cette partie du cerveau et permettrait ainsi de faciliter l’apprentissage, de développer la mémoire et d’améliorer la concentration . Bien qu’insuffisants, les exercices de méditation pourraient donc être un bon moyen de lutter contre l’Alzheimer et certains troubles mentaux comme le déficit d’attention ou l’hyperactivité ; plusieurs expériences sont d’ailleurs en cours afin de vérifier et confirmer ces hypothèses.

A l’inverse de son action sur l’hippocampe, la méditation réduirait la quantité de matière grise de l’amygdale. Cette dernière est la partie du cerveau responsable des émotions : également située dans le lobe temporal, elle est étroitement liée à l’hippocampe aussi impliqué dans le stockage des émotions.
En diminuant la matière grise de ce noyau, l’approche thérapeutique rétrécit l’amygdale découlant alors sur une une équanimité des émotions et une sérénité stupéfiante. Les émotions négatives comme la peur, l’angoisse et le stress sont ainsi amoindries et bien plus gérables.

Méditation et bienfaits physiologiques

A trop forte intensité, le stress est connu pour avoir des effets néfastes sur l’organisme et notamment le système immunitaire ; en le réduisant, la méditation agit donc également au niveau physiologique et crée un impact positif sur la santé physique des individus.
Plusieurs études menées ont ainsi démontré l’efficacité de la méditation sur la réduction des infections respiratoires, notamment aiguës. 

Des effets antalgiques de la solution thérapeutique auraient, par ailleurs, également été découverts. En amenant le patient à ne pas fuir sa douleur mais plutôt à l’accepter, la technique recentrerait son attention et permettrait de réduire à la fois l’intensité de douleur et le sentiment d’inconfort lié à celle-ci. Le contrôle cognitif et la régulation émotionnelle induits par la méditation peuvent ainsi jouer un grand rôle dans la perception de la douleur ; la méthode est alors possiblement une solution adaptée pour soulager les personnes souffrant de douleurs chroniques.

 

Les changements apportés par la méditation de pleine conscience ne sont, bien évidemment, pas immédiats ; plusieurs études ont démontré qu’un minimum de 8 semaines de méditation était nécessaire pour en apercevoir les effets. Si la thérapie demande de véritables performances mentales, elle reste à la portée de tous ceux qui souhaitent s’y adonner.

Des études sur la réalité virtuelle sont également parvenues à la conclusion qu’une utilisation adaptée de cette dernière permettait de soigner les phobies et de réduire le stress et l’anxiété . La méditation de pleine conscience possédant des effets similaires, l’association de ces deux solutions alternatives pourrait ainsi être une nouvelle technique remarquablement efficace.

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